Rabelais des Jeunes Talents de la Gastronomie 2026 : 3 lauréats passionnés

Mercredi 23 septembre 2026, c’est après le Congrès de la CGAD lors duquel Annick Polèse a participé à une table sur la reprise d’entreprise, que la salle Gaveau à Paris a accueilli la remise des Rabelais des Jeunes Talents de la Gastronomie. Parmi les 35 lauréats, trois jeunes crémiers ont porté haut les couleurs de notre profession.

Le prix

Cette cérémonie, organisée depuis 2012 par la Confédération Générale de l’Alimentation en Détail (CGAD) se veut une véritable vitrine des savoir-faire artisanaux et de l’avenir de la gastronomie française.

Être Rabelais des Jeunes Talents, c’est bien plus qu’une distinction : c’est la reconnaissance d’un engagement nourri par le travail, la rigueur et la passion. C’est aussi une invitation à croire en ses rêves et à tracer sa route avec audace. Pour la profession, ces jeunes incarnent l’avenir : ils rappellent que l’apprentissage demeure une école d’excellence et que la gastronomie française a devant elle encore tant de merveilles à imaginer et à offrir.

C’est avec une énergie communicative que nos 3 lauréats sont arrivées sur scène accompagnée d’Annick POLÈSE, Présidente de la Fédération des Fromagers de France. Cette dernière a loué la représentation équilibrée de notre métier à travers ces 3 jeunes passionnés.

Elle a également rappelé à l’auditoire que les métiers de bouche réunis sont plus forts ensemble, qu’ils doivent « se donner la main, se serrer les coudes et travailler ensemble pour que tous [nos] apprentis puissent continuer à se former dans nos points de vente ».

La cérémonie était suivie d’un buffet proposé par les fédérations de métiers de bouche. La FFF avait confié à la Fromagerie de Paris de Cyrille Hardouin, la confection et l’animation de la partie fromage. Succès garanti !

Découvrez les lauréats !

Iliana POIRSON – 23 ans – Lyon

« J’ai mis un pied dans le monde du fromage en faisant des extras : le contact avec le client m’a tout de suite plu, et j’ai quitté le cinéma d’animation pour passer un CQP de crémière-fromagère à l’École française du fromage.

Ce que je préfère, c’est la transmission au client : ce n’est pas juste du fromage, c’est une histoire, une fabrication, un terroir français, et c’est important de l’expliquer pour soutenir les petits producteurs. Pour être bonne dans ce métier, il faut être curieux, s’intéresser à la géographie, à l’histoire du fromage, et aimer goûter. J’ai passé le concours d’Un des Meilleurs Apprentis de France : une expérience intense mais très enrichissante, que j’ai eu la grande joie de remporter.

Plus tard, j’aimerais avoir ma propre fromagerie, mais surtout transmettre et donner envie aux jeunes de rejoindre cette filière. »

Matyss LENTINI – 19 ans -Marseille

« J’ai fait un stage en quatrième et j’ai adoré découvrir le fromage. Du coup, j’ai décidé de passer un CAP Crémier-Fromager à Marseille, et me voilà !

Ce qui me plaît dans ce métier, c’est de découvrir sans arrêt de nouveaux produits et le contact avec les clients. Pour être un bon fromager, il faut de la patience et la passion du métier, parce que c’est vraiment un métier de passion.

Mon expérience au concours MAF a été super enrichissante : j’ai appris plein de choses, et si c’était à refaire, je le referais exactement pareil. Plus tard, j’aimerais ouvrir ma fromagerie, et peut-être passer le concours des MOF.

Mon moment préféré, c’est quand je conseille un client en lui expliquant comment le fromage a été fabriqué. »

Maxime SAUREL – 24 ans – Strasbourg

« Mon parcours, c’est une reconversion : j’ai commencé par des études de théâtre. Je voulais un métier de bouche, reprendre la vigne de mon grand-père, mais je n’aime pas le vin. Alors je me suis tourné vers un produit que je préfère, le fromage, avec un CQP et un CAP à Toulouse.

Ce qui me plaît, c’est le contact client et la préparation des plateaux : je trouve ça très valorisant de mettre les produits en avant. Pour moi, l’expérience des concours nous pousse à aller plus loin que nos simples connaissances.

Aujourd’hui, je travaille chez un couple de Meilleurs Ouvriers de France, qui m’apprend le rôle de l’affinage : «donner du goût aux températures».

Dans dix ou quinze ans, j’aimerais avoir ma fromagerie, et pourquoi pas un col tricolore. Mais je n’oublie jamais que le fromage, c’est d’abord le terroir, les hommes et les bêtes. »

C’est l’obtention du titre Un des Meilleurs Apprentis de France en 2024 qui leur a valu de recevoir cette distinction des Rabelais des Jeunes Talents de la Gastronomie. Ils ont su démontrer les aptitudes professionnelles nécessaires tant au niveau de l’hygiène et de la créativité que de la précision des gestes et des techniques fromagères.

Découvrez leur portrait en vidéo

Sources et crédits photo : Rabelais des Jeunes Talents 2026. Crédit photo : © Guillaume Brunet / CGAD / FFF

Retour en images sur la cérémonie