Entrée en vigueur de la facturation électronique – Septembre 2026

Point d’étape et questions fréquentes

Depuis hier, la première échéance de la réforme sur la facturation électronique est entrée en vigueur.

Cette 1ère étape ne concerne que la réception des factures fournisseurs, qui doit désormais se faire sur une plateforme en ligne préalablement choisie par l’entreprise.

Si vous ne savez pas comment faire, vos interlocuteurs à privilégier sont :

  • Votre cabinet comptable ou votre expert-comptable.
  • A défaut, votre banque.

En effet, il existe de nombreux modes de fonctionnement en fonction de vos moyens d’encaissement et ces deux acteurs sont les principaux à même d’accompagner votre entreprise sur le sujet.

Voici maintenant quelques réponses aux principales questions que vous pouvez vous poser à propos de cette réforme :

Je suis entrepreneur individuel sur marché et je n’ai aucun salarié, suis-je concerné par la réforme ?

Toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA sont concernées, peu importe leur effectif ou leur chiffre d’affaires.

Globalement, que vous soyez commerçants de détail, en ligne, sur les marchés, grossistes, fabricants, producteurs, en auto-entreprise, etc. : tous les adhérents de la FFF en activité rentrent dans le périmètre de la réforme.

A quoi sert cette réforme ?

L’objectif affiché par le gouvernement est très clair : lutter contre la fraude (TVA et fiscale) en contrôlant en temps réel les déclarations financières des entreprises.

Mais au-delà de cet objectif de contrôle, la réforme permettra également de réduire les délais de paiement et de faciliter les échanges entre professionnels.

Enfin, elle nous permettra de s’aligner sur ce qui se fait déjà chez nos voisins européens en matière d’échanges de factures (Italie depuis 2019, Allemagne depuis 2025, etc.).

Concrètement, comment vais-je faire ?

  • Plus aucune facture papier ou mail à envoyer ni à recevoir.
  • Tout passera directement par la ou les plateformes choisies, d’abord recevoir les factures des fournisseurs cette année, puis envoyer celles des clients, l’an prochain.

Exemple : (Lorsque vous recevez une facture d’EDF, c’est une facture électronique, c’est pour cela que le mail que vous recevez annonce la plupart du temps « votre facture est disponible sur votre espace numérique ». L’entrée en vigueur de la réforme correspond à l’extension de ce mode de fonctionnement par « plateformes interposées » à toutes les entreprises françaises.)

Un annuaire existe déjà (tapez annuaire facturation électronique sur internet), il vous permettra de retrouver depuis la plateforme vos fournisseurs et clients principaux et de les ajouter à votre liste de contacts. Un peu comme les pages jaunes mais en numérique et dédié aux facturations.

La suite ?

Il existe beaucoup de solutions différentes, (trop pour les lister ici). Mais votre expert-comptable peut vous aider à vérifier la compatibilité de vos outils actuels avec la réforme.

Ce n’est qu’au 1er septembre 2027 que vous devrez communiquer votre chiffre d’affaires. Comme vous n’établissez pas de facture pour la majorité de vos clients particuliers, il vous sera donc demandé la somme des « tickets Z » de vos caisses. Cette communication devra être faite tous les 10 jours, avec un délai de 10 jours pour s’en acquitter. Cela s’appellera le « e-reporting » et toutes les entreprises françaises devront s’y soumettre.

Vous n’avez aucune obligation de changer de matériel de caisse ou de balance ! Avoir une balance connectée facilitera vos saisies pour le e-reporting mais n’est pas du tout obligatoire.

De même, si vous utilisez déjà un système de gestion (comptable, caisse, balance connectée ou non, logiciel de facturation) vous n’êtes absolument pas obligé d’en changer.
Autrement dit, la réforme ne vous impose pas d’adopter un nouvel outil ou de louer une nouvelle caisse/balance, mais uniquement de vous connecter à une plateforme de dématérialisation pour recevoir (01/09/2026) et émettre (01/09/2027) vos factures au format électronique.

Comment choisir une plateforme agréée ?

Il existe de nombreuses plateformes de dématérialisation privées.

Le critère principal de choix n’est pas forcément le coût (qui sera la plupart du temps compris entre 0 et 30 euros par mois), mais la cohérence avec votre fonctionnement actuel.

  • Vos logiciels actuels proposent-t-ils déjà un module de facturation électronique ?
  • Êtes-vous satisfait de votre système de gestion actuel ? Si oui, privilégiez une solution compatible.
  • Quel est votre volume de factures fournisseurs ? Pour quelques factures par mois, des offres adaptées existent.
  • La Fédération des Fromagers de France ne recommande pas de plateforme, mais : « Pennylane« , « Quonto« , « L’addition« , « Cashmag« , « TopOrder« , ou « Open Bee » peuvent être des exemples de références logicielles adaptées aux commerces de détail alimentaire.

Enfin, il n’y a pas de « mauvaise » plateforme : à partir du moment où elles sont agréées par l’Etat, leurs prestations seront quasiment identiques et changeront surtout sur la forme ou les options supplémentaires.

Si cet article ne répond pas à vos questions, contactez le service juridique de la FFF au 01.55 .43.31.55 ou sur juridique@fromagersdefrance.com pour échanger avec nous sur le sujet, nous serons ravis de pouvoir vous guider au mieux afin que vous soyez facilement en conformité avec la loi.